Blason

Le blason des Sœurs Grises met en lumière la spiritualité que sainte Marguerite d’Youville a léguée à sa communauté, spiritualité qui soutient leur mission.

Blason

Couleurs

La coloration de l’écu comprend trois émaux :

  • La base en bleu céleste rappelle que la prière et la contemplation sont source d’inspiration et de rayonnement pour assurer une présence aimante et efficace auprès des pauvres, à la suite de Jésus.
  • La partie supérieure en vert d’eau symbolise la vie active des Sœurs Grises qui ont promis, à la suite de sainte Marguerite d’Youville, « …de consacrer sans réserve notre temps, nos jours, notre industrie, notre vie même…à la subsistance des pauvres et de nous…»
  • Le centre en rouge feu et or
    Le cœur du blason traduit la charité qui doit animer les Sœurs Grises entre elles et à l’égard de toute personne et plus particulièrement envers les plus démunis.

Figures

Le triangle

Symbole de la sainte Trinité, le triangle rappelle la Personne adorable du Père, principale dévotion de Marguerite d’Youville. Précieux héritage de famille, cette dévotion caractérise la spiritualité des Sœurs Grises : les pauvres et elles n’ont qu’un seul et même Père, origine première de l’amour.

La main

Elle représente la confiance de Mère d’Youville en la Divine Providence. Les Sœurs Grises comptent sur la Providence du Père, sagesse infinie et miséricordieuse, plus que sur tous leurs efforts et toutes leurs peines. La main pointe vers le triangle, source de leur indéfectible confiance.

La croix

Par la croix, dévotion spéciale de la congrégation, les Sœurs Grises participent à la pauvreté et aux humiliations de Jésus crucifié. La croix est la force qui les aide à porter les souffrances inhérentes à leur vie quotidienne, vécue dans le labeur et la prière, l’amour du Père et des petits. C’est donc en la croix que les Sœurs mettent toute leur gloire et qu’elles trouvent leur joie, même dans l’épreuve.

Le cœur de Jésus

À l’exemple de leur Fondatrice, les Sœurs Grises voient, dans le cœur de Jésus, leur plus puissant intermédiaire auprès du Père en faveur de tous les démunis. Le cœur de Jésus unit les Sœurs dans la charité fraternelle. Il est aussi la source de leur patience et de leur tendresse envers tous ceux qui sont dans le besoin.

La couronne d’épines

Elle symbolise la difficulté de la mission que le Père confie à notre Institut. La fidélité à cette mission exige l’audace et la créativité qui ouvrent des voies nouvelles en réponse à des besoins nouveaux. Fidélité qui se nourrit d’une authentique relation à Dieu, de l’union fraternelle et d’une ascèse généreuse, dans l’espérance et la force des martyrs.

Devise

« In hoc signo vinces ». (Par ce signe tu vaincras)
Pour son Institut livré au soulagement de tous les défavorisés, sans distinction, cette devise évoque la croix du Christ comme promesse du triomphe final de l’amour sur toutes les souffrances humaines.

Monogrammes

Le monogramme de Marie

La dévotion mariale, chère aux Sœurs Grises, remonte aux origines de notre histoire. Mère d’Youville voulait que ses Sœurs vénèrent Marie comme fille bien-aimée du Père et la prient sous le vocable de Notre-Dame de la Providence, leur mère et celle des pauvres. De plus, elle choisit le monogramme propre à St-Sulpice, en reconnaissance de la fidélité et du dévouement de « nos Pères Sulpiciens » envers l’Institut.

Le monogramme de saint Joseph

Les Sœurs Grises ont une grande dévotion à saint Joseph à qui Mère d’Youville confiait l’Hôpital Général dès les débuts. Fidèle et vigilant, saint Joseph mérite la gratitude de la congrégation qui le reconnaît comme son protecteur.

Emblème

Le lis

Il signifie la pureté qui libère et ouvre le cœur, dans la joie, à une charité universelle. Pureté qui rend les Sœurs disponibles pour inventer des moyens qui leur permettent de rejoindre « nos seigneurs les pauvres » et de les servir.

Le lis est aussi cette fleur odorante qui représente la terre vierge de Ville-Marie, terre natale de notre famille religieuse.

Image de notre règle de vie, notre blason nous exhorte à la conversion du cœur sur les pas de Jésus, à la suite de Marguerite d’Youville. Il est aussi une invitation à une joyeuse espérance, à une foi irréductible dans l’éternelle tendresse du Père, la présence fidèle du Christ et la force agissante de l’Esprit.